Parce qu’il a eu le malheur de voter avec son parti, l’UDC, mais aussi avec les Verts, le PDC et le PLR, sur le mécanisme de rattrapage de la retraite des fonctionnaires de police et des gardiens de prison, le député Thomas Bläsi s’est attiré les foudres d’une partie de la députation MCG. C’est tout juste si on ne l’a pas accusé de haute trahison, atteinte à la sûreté de l’Etat, intelligence avec l’ennemi.
Le MCG se veut le parti des fonctionnaires de police. Il en a bien sûr le droit, mais il ne peut imposer à d’autres sa défense parfois inconditionnelle des droits acquis. Que l’UDC, sur ce coup, ait voté avec (notamment) le PLR, pour des questions de logique financière, ne signifie nullement que ce parti prenne le large. D’autant que le conseiller d’Etat MCG, Mauro Poggia, n’a commis, jusqu’à nouvel ordre, aucun rapport de minorité, aucune rupture de collégialité avec le reste de l’exécutif, sur cet objet.
Dès lors, quid? Assurément, la position de l’UDC, à l’approche des élections, mérite d’être interrogée. Est-elle encore avec le MCG, au sein de cette «Nouvelle force» créée en 2013. Vogue-t-elle avec le PLR, au risque de se retrouver en éternelle soubrette? A-t-elle, parmi ses dirigeants, le personnel politique pour assurer cohérence et lisibilité à l’ensemble?
Une chose est sûre: elle a, en son sein, un homme d’intégrité, d’imagination et de valeur. Il s’appelle… Thomas Bläsi, justement.