De fortes détonations sèment l’émoi à Onex

Dans la nuit du 29 au 30 janvier, la police est intervenue à la Cité-Nouvelle. Un suspect a été arrêté. Une enquête est en cours. Explications.

  • La tranquillité des habitants de la Cité-Nouvelle a été quelque peu perturbée en pleine nuit.

    La tranquillité des habitants de la Cité-Nouvelle a été quelque peu perturbée en pleine nuit. JOSE MANUEL/WIKIPÉDIA

«Plusieurs explosions m’ont réveillé en pleine nuit. J’ai eu la trouille de ma vie», témoigne encore sous le coup de l’émotion un habitant d’Onex. Comme lui, de nombreux riverains vivant dans le quartier de la Cité-Nouvelle ont été brusquement sortis de leur lit par de fortes détonations dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 janvier (www.ghi.ch). «J’ai eu l’impression que le toit de mon immeuble s’était effondré», confie une internaute sur les réseaux sociaux. Il faut dire que les détonations étaient si fortes qu’elles ont été ressenties jusqu’au Petit-Lancy.

«On ne sait toujours pas ce qui s’est passé. On a vu un individu menotté être emmené par des policiers», bredouille du bout des lèvres une Onésienne dont la voix trahit encore l’inquiétude plus d’un jour après les faits. «Dans le quartier, on ne parle que de ça. Les rumeurs les plus folles circulent. Moi, je n’ai reçu aucune information.»

Nombreux appels

Contactée, la police confirme. «Nous avons effectivement reçu de nombreux appels téléphoniques pour au moins deux fortes détonations à 2h30 du matin place du 150e à Onex», explique Alexandre Brahier, porte-parole de la police genevoise. «Sur place, les patrouilles sont d’abord tombées sur des jeunes qui jouaient au chat et à la souris avec elles. Ils sont partis en courant à l’arrivée des forces de l’ordre. Contrôlé, le conducteur d’un véhicule qui circulait dans le quartier a été emmené au poste des Pâquis», précise-t-il . La fouille du véhicule n’a finalement rien donné.

Reste à connaître l’origine des détonations. Selon les premières rumeurs non vérifiées, il pourrait s’agir d’explosions de pétards dans des containers ou poubelles métalliques. «Pour l’heure, nous ne connaissons pas l’origine des détonations. L’enquête suit son cours», se borne à préciser Alexandre Brahier.