Macarons: un casse-tête entre la Ville et Vernier

STATIONNEMENT • Les nouvelles zones bleues à Châtelaine, à la frontière avec la Ville, donnent du fil à retordre à des usagers et contrôleurs.

  • Les zones bleues à la rue Edmond-Vaucher dépendent à la fois de la Ville et de Vernier.

    Les zones bleues à la rue Edmond-Vaucher dépendent à la fois de la Ville et de Vernier.

«Je deviens fou! s'exclame Pascal, un habitant de la rue Edmond-Vaucher, à cheval entre la Ville et la commune de Vernier. Cet automne, j'ai acheté un macaron pour pouvoir me garer en bas de chez moi en zone bleue. Depuis, je n'arrête pas d'être amendé!» Pascal habite sur le territoire de la Ville. Il a donc fait une demande pour l'obtention d'un macaron dans ce secteur englobant Vieusseux-Charmilles et comprenant notamment sa rue.

Zone interdite

Après avoir acheté son sésame 200 francs, il découvre le lendemain, qu'il a une bûche mentionnant un parcage dans une mauvaise zone: «On me reproche de m'être garé côté Ville. Mais l'erreur vient de la Fondation des parkings qui m'a délivré le mauvais mararon. C'est vraiment kafkaïen!»

Moitié-moitié

Vérification faite, la Fondation des parkings admet qu'il y a eu un cafouillage: «Effectivement, depuis octobre des zones bleues sont installées progressivement sur la commune de Vernier, détaille Jean-Luc Goumaz, directeur de la Fondation des parkings. Depuis, un côté de la rue Edmond-Vaucher se trouve sur la zone de Châtelaine et l'autre côté, sur la zone de la Ville. Je reconnais qu'il y ait pu y avoir un amalgame de la part de mes contrôleurs mais aussi des usagers. Nous allons rectifier le tir et annulerons les amendes s'il y a erreur prouvée.»

Rebelote

De son côté, Pascal a immédiatement signalé la méprise. la Fondation des parkings s'est excusée et a annulé l'amende. Dans la foulée, elle lui a remis le bon macaron.Tout est bien qui finit bien pensez-vous? Et bien non! Le lendemain, Pascal est interloqué. Il découvre à nouveau un papillon avec une prune à 40 francs! «De qui se moque-t-on? Encore une fois, on me dit j'ai un macaron qui n'est pas pour la bonne zone, s'étrangle-t-il J'étais pourtant garé du bon côté de la rue cette fois!» Bien entendu, la Fondation des parkings a été avisée. Et encore une fois, elle a dû faire profil bas en reconnaissant ses erreurs consécutives. «En attendant que les limites soient clairement expliquées aux riverains, la Fondation des parkings ne ferait-elle pas mieux d'informer ses agents? s'interroge Pascal. Ça éviterait qu'on s'énerve pour des prunes!»