Pour sa nouvelle exposition, le Cabinet d’arts graphiques du Musée d’art et d’histoire revient sur le retour en force de l’eau-forte au cours du XIXe siècle. Devenue le mode de reproduction privilégié d’œuvres peintes ou sculptées par des graveurs professionnels, cette technique a bénéficié d’une nouvelle jeunesse grâce à l’inventivité d’artistes en France et en Angleterre, parmi lesquels de nombreux peintres.
L’eau-forte est à la mode. 1840-1910 revient sur ces innovations, à travers une sélection de feuilles provenant pour la plupart des collections du Cabinet d’arts graphiques. Au programme, plus de 130 œuvres dans un parcours attestant de la variété des sujets et des possibilités esthétiques offertes par cette technique. Le visiteur pourra ainsi découvrir la Tamise et ses activités portuaires sous l’œil de James McNeill Whistler et celui de Francis Seymour Haden; la transformation de Paris la médiévale en capitale moderne vue par Charles Meryon; les paysages poétiques d’Adolphe Appian, James Ensor et Johan Barthold Jongkind ainsi que différents portraits et autoportraits signés Edouard Manet, Edgar Degas, Auguste Rodin ou encore Félix Bracquemond.
Cette présentation sera enfin l’occasion de lever le voile sur des œuvres d’artistes moins connus tel le Bernois Karl Stauffer-Bern, dont la Ville de Genève avait acheté un groupe de 27 œuvres en 1892.
«L’eau-forte est à la mode. 1840-1910», Musée d’art et d’histoire de Genève, jusqu’au 13 décembre, http://institutions.ville-geneve.ch/fr/mah