Trottoirs abaissés: l’Etat à l’écoute des usagers

  • STÉPHANE CHOLLET

Le 15 juillet, GHI publiait une chronique relative aux nouvelles bordures de trottoirs destinées à mieux tenir compte des besoins des personnes à mobilité réduite. Dans un courrier de lecteur paru dans l’édition suivante, Jean-Claude Manghardt reprochait au Département cantonal des infrastructures d’imposer ses propres solutions et de ne pas être à l’écoute des citoyens et, en particulier, des personnes à mobilité réduite.

Nous souhaitons préciser que chaque fois qu’il s’agit de réaliser un aménagement destiné à rendre la vie plus facile à ces usagers, la démarche fait l’objet de consultations poussées. Ce fut également le cas s’agissant de ces nouvelles bordures de trottoirs abaissées. C’est ainsi que dès 2017, l’Office cantonal du génie civil a effectué des tests sur le terrain avec l’association Handicap Architecture Urbanisme, en vue de définir l’aménagement le plus adéquat pour les divers types de personnes à capacité réduite (personnes malvoyantes, personnes aveugles, personnes en chaise roulante, personnes à mobilité réduite), sachant que les besoins des uns ne correspondent pas toujours à ceux des autres. Des contacts réguliers ont ensuite eu lieu avec les représentants de ces divers usagers. Au final, l’aménagement retenu est le plus consensuel, sachant qu’il est impossible d’apporter une solution qui soit optimale pour l’ensemble des utilisateurs de l’espace public.